entrevue avec Tessa Virtue

Entrevue : Tessa Virtue nous parle de ses inspirations déco

Tête à tête avec la championne olympique Tessa Virtue.

C’est officiel : 2018 est l’année de Tessa. Des Jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang aux plateaux de télévision, les doubles médaillés d’or Tessa Virtue et Scott Moir ont été les coqueluches des médias, attirant l’attention de célébrités comme Ryan Reynolds et le réalisateur Baz Luhrmann avec leur programme libre exécuté avec sensualité sur la musique de Moulin Rouge. Depuis, la jeune femme de 29 ans, native de London, s’est imposée comme une porte-parole et une force créative à part entière. Son projet le plus personnel à date ? La rénovation de sa maison de trois chambres, aussi chic et raffinée que la patineuse elle-même, où vous ne verrez ni trophée ni médaille. Lisez notre entrevue avec la célèbre danseuse sur glace ci-dessous et jetez un coup d’œil à l’intérieur de sa maison.

 

MAISON & DEMEURE : Est-ce vrai que vous avez acheté la première maison que vous ayez visitée ?

TESSA VIRTUE : Lorsque j’ai une idée en tête, je n’en démords pas.

M&D : Ce fut le coup de foudre ?

T.V. : Après une séance de physiothérapie, Scott m’a emmenée à la patinoire où je retournais pour la première fois depuis ma deuxième opération à la jambe en 2011. C’est là que je l’ai vue : une maison à vendre dans ma rue préférée — invitante, un peu délabrée, mais si charmante. J’ai convaincu ma courtière immobilière de me la faire visiter, et j’ai fait une fixation sur la maison.

M&D : À quel point était-elle délabrée ?

T.V. : La maison était louée depuis des années, mais je savais que je gagnerais à lui redonner son lustre d’antan. Je suis une vieille âme attirée par les choses qui ont du caractère. La maison avait 100 ans d’histoires dissimulées dans ses murs, ses planchers grinçants, ses élégantes (mais imparfaites) portes à deux battants, et je m’y sentais en sécurité. Je ne pouvais imaginer que quelqu’un d’autre que moi y habite !

M&D : Vous voyagez beaucoup, et vous avez longtemps vécu loin de London pour vous entraîner ; pourquoi teniez-vous tant à vous ancrer quelque part ?

T.V. : Je voyage mieux lorsque je sais qu’un endroit calme et paisible m’attend à mon retour. Ça me garde les pieds sur terre ! Et comme beaucoup de membres de ma famille, dont ma nièce de quatre ans, vivent à London, c’est important pour moi de planter mes racines et d’être près de ceux que j’aime.

M&D : Qu’est-ce qui vous inspire et où trouvez-vous des idées ?

T.V. : J’ai eu la chance de voyager et de découvrir différentes cultures, ce qui a assurément influencé mon style. J’aime particulièrement la France pour son architecture, la mode et les arts. Paris est une ville animée, mais romantique et séduisante. Quand j’étais jeune, j’ai commencé à acheter un beau livre sur chaque ville que je visitais : j’en possède désormais une impressionnante collection.

entrevue avec Tessa Virtue

M&D : On connaît vos costumes griffés, votre amour de la mode. Votre esthétique rejoint-elle votre style décoratif ?

T.V. : Je sais ce que j’aime et j’ai des idées arrêtées, en mode ou en décoration. Mes goûts ont évolué au fil des ans, mais il y a un thème récurrent : l’authenticité. Si je me reconnais dans quelque chose — un blazer, un coussin, un tableau ou des chaussures —, je suis mon instinct et je l’achète.

M&D : Quelle sorte d’exutoire créatif offrent la décoration et la rénovation par rapport aux autres aspects de votre vie ?

T.V. : Mon travail sur la glace est de raconter une histoire par le mouvement du corps, de susciter des émotions chez les gens et de les attirer dans l’histoire. Me retirer de l’équation, tout en créant une atmosphère dans laquelle les gens se sentent bien, est extrêmement gratifiant. Chez nous, j’aime cultiver un environnement dans lequel les gens peuvent se plonger, tisser des liens, relaxer et profiter du moment présent.

entrevue avec Tessa Virtue

M&D : Recevez-vous beaucoup ? À quoi ressemblent vos soirées ?

T.V. : Il y a toujours des cocktails (qui me sont habituellement interdits parce que je m’entraîne toujours) et de la danse — souvent dans la cuisine. N’étant pas une grande cuisinière, lorsqu’il y a quelque chose à manger, ça ne vient jamais de moi ! J’encourage aussi les gens à laisser leur téléphone à la porte. J’ai si peu de temps chez moi avec ma famille et mes amis que je veux en profiter au maximum.

M&D : Des curieux veulent savoir : où sont tous vos souvenirs de patinage ?

T.V. : Je n’aime pas me voir en photo, et je veux décrocher de mon travail lorsque je suis chez moi. J’ai quelques photos des Olympiques au sous-sol, qui est l’endroit idéal puisque j’y ai aménagé une petite salle d’entraînement. Quoi de mieux pour s’inspirer que ces cinq beaux anneaux ?

Auteur:
Beth Hitchcock
Photographe:
Alex Lukey
Source:
Maison & Demeure septembre 2018
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